Les grands fonds marins sont un vaste univers de créatures remarquables et d’espèces inconnues. Ils jouent un rôle majeur dans la séquestration du carbone, la régulation du climat et la santé générale des océans, et constituent un trésor de nouvelles découvertes médicales potentielles. Malgré leur importance, nous avons à peine commencé à découvrir et comprendre les formes de vie uniques qui occupent cette partie de notre planète, et comment les écosystèmes océaniques profonds interagissent avec les systèmes planétaires au sens large. Cela-dit, nous savons que l'altération des systèmes océaniques profonds avant de les avoir pleinement compris peut avoir des conséquences majeures sur la santé des océans, les pêches, la santé humaine et le climat.

 

L’exploitation minière en haute mer serait très dommageable pour les écosystèmes océaniques et nuirait à la capacité de notre océan à réguler le climat. Les panaches de sédiments créés au fond de l’océan étoufferont la vie marine sur de vastes zones, tandis que les boues très acides et parfois toxiques aspirées du fond de l’océan seront déversées depuis les navires de surface, créant un deuxième ensemble de panaches de sédiments qui dérivant dans la colonne d’eau, tuant et contaminant plus de vie marine, et libérant du carbone stocké auparavant.

 

Les droits miniers dans les grands fonds marins sont mis aux enchères à un groupe restreint de sociétés minières par une organisation secrète en Jamaïque - l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM - ou ISA acronyme anglais). L’AIFM a été largement critiquée, à juste titre, pour les relations proches qu’elle entretient avec certaines sociétés minières, et pour ses opérations à huis clos.

 

Les sociétés minières,aux côtés de l’AIFM, blanchissent les opérations minières en les mettant en avant comme « solution verte ». Ils prétendent à tort que l’exploitation minière en haute mer est nécessaire pour obtenir les minéraux des futures batteries de voitures électriques. Ce n’est pas le cas. Des alternatives existent, et beaucoup d’autres sont en cours d’élaboration. De nouvelles technologies pour les batteries de voiture ont déjà été développées qui n’utilisent pas de métaux des grands fonds. Les minéraux tels que le lithium peuvent être extraits directement de l’eau de mer sans endommager l’environnement. Le recyclage peut fournir les métaux nécessaires à moindre coût, et le recyclage des batteries de véhicules électriques est déjà une industrie en croissance rapide.

 

Certains constructeurs automobiles ont pris les devants et se sont joints à l’appel à un moratoire, notamment BMW, Volkswagen, Renault, Volvo et Rivian, ainsi que le fabricant de batteries électriques Sanyo.

Soutenons un moratoire

pour permettre de véritablement examiner tous les risques associés à l’exploitation minière en haute mer, et offrir des possibilités de recherche, de développement, et de passage à l’échelle de solutions rendant cette exploitation minière obsolète.

  1. Exhortez votre gouvernement ou institution à se joindre à beaucoup d’autres pour signer l’appel mondial pour un moratoire de la Deep Sea Conservation Coalition. Vous vous joindrez à une coalition grandissante de gouvernements, de grandes entreprises, d’institutions financières, d’associations, et de leaders d’opinion.

  2. Signez la pétition de Sustainable Ocean Alliance, The Oxygen Project et Deep Sea Conservation Coalition.

  3. Achetez auprès d’entreprises qui soutiennent un moratoire et boycottez celles qui ne le font pas.

  4. Investissez dans des technologies alternatives pour réduire la demande de métaux extraits de la mer.

  1. Faites part de ces messages sur les médias sociaux.

  1. Apportez votre soutien financier pour les efforts de défense des intérêts des grands fonds et de recherche de la Blue Climate Initiative via son sponsor fiscal Tetiaroa Society, et soutenez la campagne pour un moratoire de la BCI.

 

Actualités

Contre l’exploitation minière en haute mer (25.10.2022)

Article publié par les collaborateurs de la BCI Dan Kammen et Sylvia Earle dans TIME Magazine.

 

Le président de la Polynésie française prend position (12.8.2022)

Nous applaudissons le président Edouard Fritch et d’autres dirigeants du gouvernement de la Polynésie française qui se sont joints à la coalition croissante de gouvernements et parlementaires appelant à un moratoire sur l’exploitation minière en haute mer. Ils se joignent à d’autres pays du Pacifique appelant à un moratoire, notamment le Chili, Fidji, les États fédérés de Micronésie, les Palaos, Samoa, et tout récemment la Nouvelle Zélande.

Président Fritch de Polynésie française à la CESEC En défendant un moratorium, Président Fritch annonce:

“[L]es océans sont les refuges d’une biodiversité unique, les alliés de notre combat contre le changement climatique, et un lieu appartenant à la culture de nombreuses communautés du monde entier. Alors que les menaces qui pèsent sur la santé de nos océans se multiplient, liées notamment au changement climatique, à la surpêche, à la pollution plastique et au forage en mer, les océans sont confrontés à une nouvelle convoitise: l’exploitation minière en eaux profondes. Les éventuelles sociétés minières en eaux profondes et les Etats les parrainant, se lancent dans une course à l’exploitation des fonds marins pour y trouver des minéraux, notamment du nickel, du cobalt, du cuivre, du manganèse et de terres rares. Déjà, de nombreux scientifiques nous alertent sur un exploitation déraisonnée qui pourrait entraîner une perte de la biodiversité et des dommages irréversibles au fonctionnement des écosystèmes sur plusieurs générations.”

Le message complet du Président Fritch est accessible ici.

En savoir plus

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September 16th 2022

Lecture supplémentaire

Exploitation minière des fonds marins - liste de références (anglais uniquement)

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c/o Peterson Russell Kelly Livengood PLLC
10900 NE 4th Street, Suite 1850
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